Les couleurs de l’Occident

Les couleurs de l’Occident
L’Âge hyper humaniste
Hervé Fischer
Dans cette vidéo (en français), Hervé Fischer, philosophe et artiste multimédia, il décrit brièvement ses dernières publications depuis le Québec.

Hervé Fischer, Les couleurs de l’Occident: de la Préhistoire au XXIe siècle, Éditions Gallimard, 2020
Hervé Fischer, L’Âge hyper humaniste: pour une éthique planétaire, Éditions de l’Aube, 2019

Hervé Fischer

Philosophe et artiste multimédia, de nationalité française et canadienne, son travail a été présenté dans de nombreux musées internationaux et biennales; fondateur et président de la Société Internationale de Mythanalyse (Montréal, Québec-Canada); directeur de l’Observatoire international du numérique, Université du Québec; ancien élève de l’École Normale Supérieure, pendant de nombreuses années il a enseigné la Sociologie de la culture et de la communication à la Sorbonne, et il a aussi été professeur à l’École Nationale Supérieure des Arts décoratifs.

Hervé Fischer, Les couleurs de l’Occident: de la Préhistoire au XXIe siècle, Éditions Gallimard, 2020

Nos couleurs d’aujourd’hui ne sont plus qu’une question de goût, dans un grand désordre que ne gouverne aucune règle. Pourtant, ce moment de leur longue histoire n’est qu’une exception.

Toujours, les sociétés ont régi les significations de la couleur et ses usages magiques, religieux, politiques, sociaux selon des systèmes chromatiques qui ne se transgressaient pas sans risque et ne variaient qu’avec l’évolution des structures et des idéologies sociales. Hervé Fischer, en artiste et en sociologue, scrute l’oscillation permanente de la vision et de l’usage des couleurs en Occident entre deux pôles – rationalisation et irrationalité, contrainte et liberté – et dégage de leur tension les fondements d’une sociologie de la couleur, pour mieux en bâtir l’histoire.

De la gamme rouge-jaune-noir-blanc des cavernes jusqu’aux fausses couleurs qui font voir l’univers invisible, des premières icônes jusqu’à la publicité et aux modes contemporaines en passant par le cercle de Chevreul, depuis les cathédrales colorées jusqu’au blanc des murs modernes, l’auteur dégage un chemin qui va du symbolisme des couleurs pures à l’invention du réalisme des couleurs, du clair-obscur de Rembrandt à la couleur lumière des impressionnistes et à l’anarchisme fauviste faisant écho aux crises sociales du temps.

Vient alors l’idée du rôle moteur des grands artistes de l’Occident dans la trajectoire apparente des couleurs. On ne sait plus, au bout du compte, de la société ou de l’individu, qui agit sur l’autre pour bouleverser l’ordre établi – tout ce qui fait d’un Léonard, d’un Delacroix, d’un Van Gogh, d’un Matisse un révolutionnaire. Eux le savaient, et les citations de leurs écrits qui émaillent le texte de ce livre, en accord avec la pertinence des images, nous conduisent à mesurer, par leurs questionnements et leurs certitudes, la hauteur des débats et la puissance des enjeux qui se nouent autour de la couleur.

Hervé Fischer, L’Âge hyper humaniste: pour une éthique planétaire, Éditions de l’Aube, 2019

Penser et construire l’humanisme des temps futurs.

Hyperhumanisme pour plus d’humanisme grâce aux hyperliens numériques de l’internet et des médias sociaux : tel est le fondement de ce manifeste. Nous développons ainsi une conscience augmentée face aux catastrophes et aux violences insupportables dont nous sommes sans cesse informés, au niveau planétaire et en temps réel, qui immédiatement nous émeuvent, nous indignent, nous incitent à protester, à réagir solidairement, chaque fois que les droits fondamentaux et universels de l’homme sont bafoués.